Avec l’année 2020 que nous venons de vivre, on peut légitimement hésiter à se souhaiter mutuellement une bonne année 2021 dans quelques jours !

Même si l’épidémie de Covid-19 sera probablement vaincue dans les mois à venir, il restera les dégâts collatéraux et toutes les conséquences (sociales, économiques, psychologiques…) que nous ne mesurons pas encore pleinement.

Mais ne pouvons-nous pas, sans hésiter, nous souhaiter un joyeux Noël ? Même s’il ne sera vécu qu’en comité réduit et avec des contraintes sanitaires particulières…

Car Noël, c’est le rappel que Dieu nous a rejoint dans notre humanité, qu’il a épousé notre condition humaine, avec toutes ses limites, ses souffrances, pleinement solidaire. Un Noël joyeux n’est pas un Noël insouciant mais conscient de la présence de Dieu, dans les moments heureux comme dans l’épreuve.

L’incarnation, c’est l’expression ultime de la solidarité de Dieu avec l’humanité, de la naissance à la mort : “Dieu nous a prouvé à quel point il nous aime : le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.” (Romains 5.8)

Dans les mois et les années à venir, l’enjeu de la solidarité sera sans aucun doute majeur. Au nom du Fils de Dieu devenu homme, nous devrons répondre présent, en tant qu’Union, en tant qu’Eglises, en tant que disciples. La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ ne peut pas se contenter de belles paroles, elle doit se traduire en actes solidaires.

Alors, dans quelques jours, célébrons Noël avec joie, quelles que soient les circonstances. Car le Fils de Dieu est venu naître en petit enfant à Bethléem, il s’est rendu pleinement solidaire de notre humanité. Il vient auprès de nous, dans le bonheur ou dans l’épreuve. Il nous a aimés et nous invite à aimer à notre tour.

Vincent Miéville

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