
L’Eglise d’Alésia est engagée depuis 2022 dans la démarche « Église verte », qui encourage les communautés locales à réfléchir ensemble à leur impact sur l’environnement, que ce soit par leur bâtiment ou par la gestion de leurs déchets, par exemple. Plus largement, nous souhaitons réfléchir à l’impact que notre mode de vie peut avoir sur la création que Dieu nous a confiée, et à la manière dont nous pouvons honorer notre Créateur en la respectant et en prenant soin.
En mai, la commission « Église verte » a proposé de réfléchir à la question des moyens de transport que nous utilisons, notamment pour nous rendre au culte. Mais pourquoi une telle initiative dans une Église ?!
Notre façon de nous déplacer peut contribuer – ou pas – à la dégradation générale de l’atmosphère, à la pollution ambiante et donc à une détérioration de la santé publique, au gaspillage d’énergie, à la production de gaz à effet de serre et ultimement au dérèglement climatique. Nos choix dans ce domaine ne sont donc pas anodins. Y réfléchir pour bien agir peut faire partie de notre recherche d’une vie conforme à la volonté de Dieu.
Mais rien n’interdisait d’y réfléchir de façon ludique 😊 ! D’où les défis qui ont été suggérés chaque dimanche, consistant à bousculer un peu nos habitudes et à tester, peut-être le dimanche pour venir au culte, ou en semaine pour nos trajets locaux, un moyen de déplacement inhabituel : le vélo, les transports en commun, le covoiturage, la marche à pied… Deux bocaux nous attendaient à l’entrée de l’église pour y déposer de petits objets symbolisant les mobilités privilégiées pour le dimanche ou la semaine, et leur seuil montait, montait, tout au long du mois 😊… Si on était dans l’impossibilité – fort légitime – de renoncer à sa voiture, ou si au contraire on était déjà « converti » aux mobilités douces, il restait le défi « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ou ta sœur », dont l’objectif était d’en parler autour de nous et d’essayer de convaincre quelqu’un de tenter l’aventure !

Enfin, dernière suggestion, l’idée a été lancée d’en profiter pour s’accompagner les uns les autres dans ces nouvelles expériences : faire ensemble le trajet à pied ou à vélo depuis chez soi, prendre ensemble le bus ou le RER à une heure convenue… pour s’encourager mutuellement et aussi apprendre à mieux se connaître. Pour cela, une carte des transports parisiens était affichée à l’entrée de l’église et on pouvait coller une gommette à l’endroit où l’on habite, afin de mieux se repérer les uns les autres.
Expérience réussie ? 346 objets ont été comptabilisés dans les bocaux, donc autant de défis ont été relevés. Mais plus que cela, les échanges sur la question allaient bon train lors du café post-culte… l’aventure ne s’arrêtera peut-être pas au mois de mai 😊 !
