Concours... biblique
Je vous propose un concours: le premier à écouter et le dernier à parler aura gagné ! C’est quoi ce concours bizarre ? Rien d’autre que la retranscription d’une parole de l’apôtre Jacques qui m’a interpellée ces derniers temps. Il nous dit : « Ainsi que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère : car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu » (Jacques 1.19-20).Quand on parle de quelqu’un de prompt, on pense à celui qui est rapide, avec d’excellents réflexes pour réagir de façon appropriée. Un jour, un de nos amis d’Eglise m’a époustouflée par sa rapidité de réaction. Son fils s’était mis dans une position périlleuse et avant que j’aie eu le temps de dire «atten…(tion)», il avait déjà bondi de sa chaise et parcouru les 30 mètres pour attraper le petit. Il faut dire que c’était un soldat d’élite super entraîné. Bref, voilà ce qu’évoque pour moi la promptitude. La promptitude à l’action. Or Jacques nous exhorte à être prompts à… écouter. Il faut se dépêcher d’écouter et se retenir de parler. Ça c’est de l’écoute active ! Un nœud dans la langue et ça y est, on est prêt à écouter.
Mais que faut-il écouter de si important? Jacques répond à cette question : c’est la Parole que nous devons écouter. Ce n’est pas n’importe quelle parole qu'il faut écouter ainsi, mais c’est la parole que Dieu nous adresse. Quand le grand Dieu créateur nous adresse la parole nous devons faire notre possible pour être le plus réceptifs possible. C’est la moindre des choses.
Je me tais !
Mais Jacques n’a pas fini de nous surprendre: «C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver vos âmes» (Jacques 1.21). Avez-vous remarqué où se situe cette parole/? Elle a été plantée en nous/! Nous avons donc à être à l’écoute de ce que Dieu nous dit à l’intérieur de nous. Une sorte d’écoute intérieure, de méditation sur une parole qui a déjà été plantée en nous et qui n’attend que notre réceptivité pour être reçue. Souvent nous prions/: «/Seigneur, parle-nous/! » Et voilà qu’il nous répond/: «/Fais silence/! Calme-toi et écoute/!/» Et cette façon d’aplanir le chemin pour faciliter l’écoute permet de recevoir en douceur cette parole. Oh/! oui, de la douceur, moi j’en veux et les paroles aussi, alors il ne me reste plus qu’à bien serrer le nœud de ma langue et à ouvrir rapidement mes écoutilles. Je crois que le jeu en vaut la chandelle. Alors voilà, je me tais…
Corinne Siegriest