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Accueil Méditations Il s’étonnait de leur manque de foi. Marc 6. 6

A priori, cette parole ne concerne certainement pas beaucoup de monde dans les Eglises Libres. La foi, on connaît. Nous ne craignons pas ce reproche du manque de foi. Jusqu’au moment où, méditant, mâchouillant, ruminant ce texte, nous ne pouvons vraiment pas échapper à la question : En vérité, qu’en est-il de ma foi ? C’est à dire tout ce qui résume à la fois mon attachement au Seigneur, mon amour pour lui, mon obéissance secrète, ma confiance en lui, ma joie de prier.

Je sais, tout ceci est trop rabâché pour certains, mais ces passages de l’Evangile nous sont justement donnés pour que nous soit répétée cette question : Jésus pourrait-il s’étonner de mon manque de foi ?
En fait, nous habitons Nazareth, nous sommes de son village la plupart d’entre nous, par rapport à ceux qui ne le connaissent pas. Depuis notre enfance nous le fréquentons. Plus rien ne nous surprend. Pour nous il ne peut plus faire aucun miracle parce que nous manquons de cette foi qui s’étonne, qui le découvre, qui le suit pour en savoir plus, qui pose des questions. Il traverse nos journées sans nous étonner. Comme il traversait les rues de Nazareth, sans que personne ne le remarque.
Jean Baptiste pourrait encore nous dire « il y a au milieu de vous quelqu’un que vous ne connaissez pas ».
Il faudrait trouver un moyen simple, quotidien pour nous sortir de cette routine qui donne l’illusion de vivre avec lui, alors que nous ne sommes que des voisins distraits, habitués, plus ou moins indifférents.
Il s’étonnait de leur manque de foi. Il nous reste j’en suis sûr des choses à découvrir dans la personne et le message de Jésus de Nazareth. Même après tant d’années de voisinage nous avons beaucoup à découvrir de la vie et de la mort de Jésus de Nazareth. Nous avons beaucoup à apprendre de sa résurrection, de son ascension pour que ce voisinage devienne un compagnonnage, une amitié. Il nous faut re dynamiser notre foi, là où elle en a besoin. Ce manque de foi n’est pas à mettre trop facilement sur le compte de notre prétendue modestie. Il y a une différence entre une audace présomptueuse qui parle de miracles, qui défie le Seigneur par des demandes tapageuses et une relation constante, vécue dans l’humilité.
Ce n’est pas notre entourage que nous devons étonner. C’est le Seigneur.
Mais oui, si Jésus a pu s’étonner du manque de foi de ses compatriotes, de ses voisins, de ses proches, souvenons-nous qu'un jour il fut aussi étonné de la qualité de la foi...d'un païen ! (Mat. 8.10).
Daniel Poujol