Noël, la fête des enfants
« Laissez les enfants venir à moi ; ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui sont comme eux. » (Marc 10.14)
Noël, c’est la fête des enfants ! Et il faut avouer que bon nombre d’adultes redeviennent un peu des enfants à Noël : émerveillés par les lumières et les décorations, excités à la perspective de recevoir et de donner des cadeaux… Dans certaines circonstances de la vie, on redevient facilement comme des enfants… et pas toujours pour le meilleur ! Les adultes aussi connaissent leurs enfantillages parfois !
Les disciples de Jésus se disputaient bien pour savoir lequel était le plus grand dans le Royaume de Dieu… Ne rencontre-t-on pas aussi de tels enfantillages même dans l’Eglise ? De la jalousie, des caprices, des bouderies… « Si c’est comme ça, moi je viens plus ! », « Je suis plus ton copain » (la version évangélique serait plutôt : « tu n’es plus mon frère ! »)…
Lorsque Jésus dit à ses disciples que le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme des enfants, il ne veut évidemment pas parler d’enfants gâtés ! Etre comme un enfant, c’est être humble, petit, vulnérable.
C’est sans doute pour cela que les disciples ne voulaient pas laisser les parents amener leurs enfants à Jésus. Ils estimaient que leur maître avait des choses plus importantes à faire que de s’occuper d’enfants ! Alors Jésus se fâche et veut les accueillir et les bénir, car le Royaume de Dieu est pour ceux qui sont comme eux.
Etre humble, petit, vulnérable, c’est la voie que Jésus a choisie. Fils de Dieu, il est devenu serviteur de tous. A Noël, le Fils est devenu petit enfant ! Il a souffert et il est mort pour nous. Il nous invite à suivre une même voie.
Se reconnaître humble, petit, vulnérable devant Dieu. Etre dans la position de l’enfant dépendant de ses parents, dans la confiance. Le Royaume de Dieu est pour ceux qui le reçoivent, comme un cadeau, pas pour ceux qui cherchent à le gagner ou le mériter.
Se rendre petit, humble devant les autres en devenant serviteur. Jésus ne nous demande pas de sacrifier notre vie (il l’a fait pour nous !) mais il nous demande d’être serviteurs les uns des autres. Ne cherchons pas à être le plus grand, le plus important, le plus honoré, le plus reconnu… mais le serviteur de notre frère !
Se reconnaître petit, vulnérable devant les autres, en sachant reconnaître ses faiblesses, ses limites, ses erreurs… C’est la condition nécessaire pour vivre le pardon, pour le donner et le recevoir.
A Noël nous célébrons la venue du Fils de Dieu sur la terre, par lui le Royaume de Dieu s’est approché. Ce Royaume appartient à ceux qui sont comme des enfants, parce que Celui qui nous en ouvre la porte est devenu lui-même un petit enfant.
Joyeux Noël à tous les enfants… et à ceux qui savent être comme eux !
Vincent Miéville, pasteur