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Accueil Méditations Par la foi, mais quelle foi ?

Plusieurs récits bibliques racontent le lien entre la foi et la guérison. Parfois nous avons tendance à limiter notre interprétation de l’événement comme une réponse directe de Jésus à la foi du malade.

Cependant d’autres récits nous racontent commentJésus agrée la foi d’une tierce personne – par exemple, celle du centenier quidemande la guérison de son serviteur (Mt 8.5-3 ; Lc7.1-10) ou de Jaïrus pour sa fille (Mt 9.18,23-25 ; Mc 5.22-24, 35-43 ; Lc 8. 4-42, 49-56). Dans ce texte de Luc 5 (comme danscelui de Marc 2), Jésus semble approuver en même temps la foi des quatre amisqui lui ont apporté le paralysé et celle du malade lui-même.

La question posée par les scribes et les pharisiens estlégitime : « Qui peut pardonner les péchés sinon Dieu lui-même ? »Cette interrogation lance un défi en mettant en question la divinité du Christ.Si Jésus pouvait guérir un paralytique par sa puissance divine, il montreraitalors par le même acte son autorité divine pour pardonner les péchés.

Cette polémique a parfois occulté la question de la foi desquatre amis et du paralysé. En effet, ce récit nous donne un exempleremarquable de la foi en action. Considérez ce qu’ils ont fait : chercherpar tous les moyens à amener leur ami à Jésus : montrer de l’ingéniositépour réaliser cet objectif ; découvrir le toit de la maison (et sans douteont-ils dû payer la facture pour sa réparation par la suite !) ; agiravec détermination et surmonter tous les obstacles sur le chemin. C’est cettefoi-là que Jésus a reconnue et qu’il a approuvée.

Des amis à la foi déterminée

Pour transporter un malade sur une civière, les quatre hommesont dû marcher au même pas, gardant toujours leur charge en équilibre - mêmequand ils l’ont hissée jusqu’au toit. Ils ont aussi montré quatre qualitésessentielles pour arriver à leurs fins : conviction, persévérance, audaceet compassion. Conviction – ils étaient convaincus que Jésus pouvait guérirleur ami ; persévérance – car ils auraient pu être découragés par la fouleassemblée autour de la maison ; audace – ils ont réfléchi et trouvé unesolution à un problème qui semblait insurmontable ; compassion enfin, carsans compassion pour leur ami, ils ne se seraient jamais mis en marche. Cesqualités étaient présentes dans le cœur de chacun des amis. De même qu’ils ontdû marcher au même rythme et rester toujours équilibrés, ils ont tous dû mettreen oeuvre chacune des ces qualités, sans en négliger une seule, et les employerà la même cadence.

Ces qualités indispensables doivent toujours être présenteslorsque la foi se met en action. Je me demande si parfois un de ces éléments nemanque pas lorsque nous prions ou lorsque nous demandons au Seigneur de bénirune activité de l’Eglise. Vouloir amener des âmes au Christ est une chose – lefaire avec conviction, persévérance, audace et compassion en est une autre.

David Whisker