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Accueil Méditations Méditation d’Avent (Luc 7, 18 – 23)

Novembre, décembre… 2002 touche à sa fin. Et comme il est de coutume dans bien des Églises, petits et grands s’apprêtent à fêter Noël, la venue du Christ sauveur. Cette période dite de l’Avent, est aussi un moment spécial, pendant lequel nous nous souvenons, certes de sa 1ère venue, mais aus-si qu’il reviendra comme il l’a promis.

Il y a bien longtemps,pendant le règne de Tibère, le peuple juif lui aussi, était dans l’attente. Nombreusesétaient les prophéties au sujet du Messie promis (Mal 3, 1 ;Mi 5, 1-3 ; És 7, 14) et les genss’interrogeaient : Jean-Baptiste serait-il le Messie ?

- NON, ce n’était pas lui,puisqu’à l’heure de notre récit, Jean-Baptiste l’a vu, l’a baptisé et a entendule témoignage du Père envers lui (mon Fils bien aimé en qui j’ai mistoute mon affection).

L’air du temps était àl’attente. Du Messie certes, mais aussi d’un Messie libérateur qui allait délivrerle peuple, régner sur lui et surtout le débarrasser à jamais du joug romain.

Qu’attendait Jean-Baptistelui-même ?

Es-tu celui qui devait venir,ou bien devons-nous en attendre un autre ?… question surprenante dansla bouche de cet homme, le précurseur du Sauveur.

Sa foi était-elle faible ?La détention dans les prisons d’Hérode n’était sans doute pas une partie deplaisir. Une grande incertitude planait quant à sa libération et il y avaitdonc de quoi être troublé, même pour un homme de sa trempe.

D’autres diront que c’est sapatience et non sa foi qui faiblissait, qu’il aurait voulu dire : « tues bien celui que nous attendons n’est-ce pas, alors, pourquoi n’agis-tupas ? »

Conformément aux écritures,Jean-Baptiste pouvait s’attendre à de grandes œuvres de jugement (Mal 3,1-3) ? Jésus, lui, ne fait rien de semblable : il est occupé par ses œuvresde compassion. Alors, le jugement devrait-il venir d’un autre ?

Jésus a dû comprendre ce doute deJean-Baptiste : il est bien le Messie promis, le Libérateur, mais pas danssens où Jean-Baptiste et ses contemporains l’entendaient. Comme pour le prouver,il répond en s’appuyant lui aussi sur des prophéties qui trouvent leuraccomplissement dans son ministère, et qui montrent bien qui il est. Allez rapporter à Jean-Baptiste ce quevous avez vu : Les aveugles voient, les paralysés marchent,les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la BonneNouvelle est annoncée aux pauvres (És 35,5-6 ; 61 : 1)L’œuvre du Messie devait s’accomplir au travers de tels actes et non par desvictoires spectaculaires sur l’armée romaine.

Aujourd’hui, Christ est venu, néd’une vierge, mort, et ressuscité, nous en sommes convaincus. Nous savonségalement qu’il reviendra en gloire et qu’il est assis à la droite du Père, oùil intercède pour nous.

Cependant, une questiondemeure : Qu’attendons-nous de lui ?

- Qu’espérons-nous qu’ilaccomplisse pour nous ?

- Lorsque nous faisons face aux difficultés, sommes-nousdéçus, découragés par les réponses qu’il peut nous apporter ?

- Sommes-nous capables d’espérer contre « touteespérance », sachant que lui prend soin de nous et que jamais il ne nousabandonnera, même s’il nous tarde de le voir agir ?

- Reconnaissons-nous que nos voies ne sont pasobligatoirement ses voies et ses pensées nos pensées ?

La plus grande différence entrenous qui nous réclamons de lui, et tous ceux qui, comme nous, s’apprêtent àcélébrer Noël sans croire en lui, c’est de voir derrière toutes ces festivitéset avant toute autre chose, la venue du Messie et la certitude qu’ilreviendra.

Que Dieu nous vienne enaide ! Qu’il nous aide à croire que, quoiqu’il arrive, il veille sur nous.Qu’il est le Seul, l’Unique, le Tout suffisant et que rien ni personnene pourra nous séparer de lui. « Oui, Il vient et nous ne devons pas enattendre un autre. »

Marie Claude Saout
Membre de l’EEL de Meulan