Pas de symboles seulement…
« Je ne suis plus afro-américain, je suis américain ! », s’écriait un jeune noir survolté au lendemain de l’élection de Barack Obama à la présidence des USA. Ces scènes de liesse au soir du 4 novembre dernier m’ont ramené 10 ans en arrière au soir d’une autre victoire : celle des Bleus contre le Brésil en juillet 98 avec Zidane en capitaine-président d’une nation black, blanc, beur réconciliée.
Mais les chants de fête célébrant la naissance d’une société française plus fraternelle se sont tus depuis, cédant la place aux sifflets.Et pour cause, on ne nourrit pas le peuple de symboles seulement… L’élection de Barack le Kényan, génératrice d’espoir pour le monde, modifiera-t-elle les rapports Nord/Sud, pour un tout petit peu plus de partage entre riches et pauvres ?
Chez nous, l’apprentissage obligatoire de la Marseillaise pour les familles des migrants en attente de regroupement familial pourra-t-il favoriser une meilleure intégration, et à terme faire taire les odieux sifflements ? Et si soudain, ce qui nous devenait insupportable se nommait racisme, égocentrisme, exclusion, avidité, superficialité… On ne serait alors plus très loin du royaume de Dieu !