L’Union des Eglises à Valeur Ajoutée
C’est l’idée marketing du siècle ! Ajouter à un produit de consommation une valeur sociale. Vous achetez un téléphone portable 50 euros et il y en a 5 ou 10 qui partent à la protection de l’environnement ou à une cause humanitaire. Ainsi, pour ne citer qu’elle, l’initiative du chanteur Bono (U2), créateur du concept Red (Rouge), associé à des multinationales pour la lutte contre le Sida en Afrique. Consommer solidaire pour être moins solitaire… L’idée est géniale et ajoute une dimension éthique là où seul le profit dictait sa loi. Et même si nombre d’entreprises chercheront par ce biais à s’acheter une conscience, même si, avec la généralisation du concept, il est à craindre que l’ homo consumericus ajoute à sa frénésie la déculpabilisation, on ne va pas bouder idée si généreuse. Et si, pour une fois (?!),l’Eglise prenait exemple sur le monde ? Elle s’engagerait ainsi à offrir à nos contemporains des cultes à valeur ajoutée. Si nous nous engagions dans une charte EVA (Eglises à Valeur Ajoutée), garantissant aux participants au culte que l’Eglise où ils se trouvent n’a pas comme seule ambition d’assouvir les besoins immédiats des participants, mais qu’une partie de l’enseignement, des prières et de la collecte ira au soutien missionnaire, à la solidarité avec les Eglises et les œuvres, à l’implantation de nouvelles communautés/! D’ailleurs, à bien lire l’Evangile, s’agit-il d’ajouter une valeur ou de mettre simplement en pratique ce que le Christ n’a cessé d’enseigner ?Pierre Lacoste