Le quart d'heure de grâce
Il m'arrive d'être en retard, j'allais dire, comme tout le monde !
Mais en fait je n'aime pas ça, je suis plutôt du genre ponctuel. C'est pourquoi je reste étonné (et presque admiratif !) de la décontraction de certains professionnels du quart d'heure de retard. Ce fameux quart d'heure a eu l'honneur d'être baptisé, bordelais, béarnais, parisien, charentais… selon les lieux, pour qualifier ce moment de grâce pendant lequel on n'est pas vraiment en retard même si on n'est plus à l'heure.
Les retards au culte font partie de mes perplexités persistantes, là certains peuvent battre des records (à croire qu'ils visent d'arriver après la collecte, juste pour la bénédiction !) ; j'ai bien essayé de dire ce qu'on peut dire en pareil cas sans fâcher les retardataires, rien n'y fait, j'ai renoncé. Nous commençons à l'heure même si c'est avec la moitié de l'assemblée ! Je sais bien qu'on ne trouve pas facilement à se garer près de chez nous, mais l'étonnant c'est que ce sont toujours les mêmes qui pâtissent de cet inconvénient ! Ce qui me fait râler c'est que je me dis que ces retardataires impénitents doivent arriver à l'heure au cinéma ou à la gare… quoi que !
En fait la grâce doit toucher les traînards pour qu'ils avancent, et les ponctuels pour qu'ils ne deviennent pas grognons en les attendant !