La complaisance !
Que ce soit dans les livres ou les films, les journaux télévisés ou les magazines, les jeux vidéo ou les conversations privées, la complaisance rôde. La subtilité de ce piège vient de ce que la violence est dénoncée en la filmant longuement, la prostitution condamnée en la décrivant en détail, etc.
Ainsi mine de rien, pour « notre information », nous nous rinçons l’œil ou l’oreille, nous sommes embarqués dans le « jeu » de la violence. Et petit à petit l’indécence et la brutalité se banalisent, notre seuil de réaction monte.
Il faut cependant avouer que la dénonciation du mal prend parfois des tournures ambiguës. Certains réquisitoires laissent filtrer une sorte de fascination. Les pères la pudeur, grands défenseurs de la morale, sont parfois de drôles de zèbres ! Les inquisiteurs dans ce domaine sentent le Tartuffe. C’est qu’il faut (du moins à mon avis) moins dénoncer qu’annoncer ! De quoi remplit-on sa « maison » ? Telle est la vraie question !
Une chose est sûre, et ce sera ma contribution au dossier, quand la sexualité est associée à la violence et à l’argent, le pire est à craindre.
Claude Baty
pasteur
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