| Qui sommes-nous ? |
| 02-03-2008 | |
Notre histoireHéritage L'Union des Églises évangéliques libres de France est née en 1849. Avant de caractériser l'originalité de cette création, et pour la comprendre, il faut rappeler le contexte historique immédiat. Préalablement, il convient même de souligner que si la constitution de l'Union a paru nécessaire à ses fondateurs, ils n'avaient pas plus que nous la prétention de construire ex-nihilo. Tout en nous rattachant au Christ chef de l'Église, et aux apôtres (Eph 2.20-22), nous sommes cependant conscients de notre héritage historique. C'est par l'Église de Dieu que la vérité nous a été transmise, et notre dette est grande à l'égard des chrétiens des siècles passés. Nous avons une particulière reconnaissance pour l'Église ancienne qui a défini sa foi dans les grands conciles des 4ème et 5ème siècles (Nicée, Constantinople, Ephèse, Chalcédoine) ainsi que pour la Réforme qui a remis en honneur les grandes vérités du salut. Si l'Église-institution n'a pas toujours été, loin de là, l'Église de Dieu, nous confessons que jamais le Seigneur n'a manqué de témoins. On situe bien la spécificité des Églises libres en comprenant en quoi elles sont héritières de la Réforme, et en quoi elles s'en distinguent. La Réforme La Réforme avait remis en honneur l'autorité de l'Ecriture, et proclamé le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais, au début du 19ème siècle, le protestantisme avait évolué dans deux directions, la première orthodoxe, la seconde libérale. L'orthodoxie était figée, sans vie, et le libéralisme fortement marqué par la philosophie du "siècle des lumières". Les deux se rejoignaient dans une prédication moralisante. Le protestantisme devenu une religion officielle depuis que Bonaparte avait imposé le Concordat en 1802, était également devenu une religion formaliste. Cette loi du 18 germinal, an X, donnait aux protestants une place dans la nation, ce dont ils étaient heureux après des années de persécutions, mais elle bouleversait leur organisation traditionnelle en supprimant, de fait, la paroisse et les synodes, et en faisant des pasteurs, des fonctionnaires. Le Réveil Un " Réveil " de la foi se propage au début du 19ème siècle à partir de Genève. C'est un renouveau doctrinal et spirituel qui plonge ses racines dans les milieux moraves et méthodistes. Ce " Réveil " réaffirme les grandes vérités évangéliques mises en lumière par la Réforme : divinité du Christ, inspiration des Écritures, salut par la foi en l'oeuvre rédemptrice du Christ, etc. Il insiste cependant sur un point particulier: la nécessité d'une foi personnelle. Cette prédication est accueillie diversement dans l'Église réformée. Mais, fait nouveau, les "missionnaires" du "Réveil" entreprennent d'évangéliser les milieux catholiques, et cela avec certains succès. Notons enfin, qu'un courant du " Réveil " milite pour la séparation de l'Église et de l'Etat, ce qui provoque une longue polémique dans le protestantisme. En définitive, le réveil du protestantisme, c'est aussi son éclatement. Entre 1820 et 1848 apparaissent à côté des Luthériens et des Réformés (eux-mêmes divisés en orthodoxes et libéraux), des communautés indépendantes qui se veulent des Églises de professants, vivant en marge du Concordat, et se réclamant du " Réveil ". Dans le bouillonnement général qui suit la révolution de 1848, une assemblée générale du protestantisme réformé se réunit pour proposer une modification du Concordat. Les discussions préparatoires, qui touchaient la question de la séparation de l'Église et de l'État, sont rendues caduques puisque le gouvernement reconduit le Concordat. C'est finalement sur la nécessité d'une base doctrinale pour l'Église réformée que l'essentiel du débat se porte. Les libéraux ne veulent aucune confession de foi, les orthodoxes en désirent une, mais pas au prix d'une division de l'Église. Seuls quelques hommes dont Frédéric Monod, pasteur à Paris, et Agénor de Gasparin, soutiennent qu'il faut confesser sa foi même si l'unité doit en pâtir. L'assemblée refusant de trancher, ils démissionnent et appellent ceux qui croient que l'Église doit confesser clairement sa foi, à les rejoindre. Frédéric Monod voit son espérance déçue car c'est une toute petite minorité qui le suit ; il se trouve dans l'incapacité de constituer une Église réformée évangélique. Les Réformés démissionnaires sont alors rejoints par des Églises indépendantes et des postes d'évangélisation ; c'est cette alliance qui donne naissance à l'Union des Églises évangéliques de France. Le Synode constituant se termina le 1er septembre 1849. Ces deux courants en s'unissant donnait naissance à une confluence théologiquement nouvelle puisqu'elle unissait l'Église confessante et l'Église de professants. Ce rapprochement fécond, constitué providentiellement, les Églises évangéliques libres entendent toujours le mettre en valeur. Relations actuelles Aujourd'hui elles répondent à cette vocation avec d'autres, notamment avec les Églises de professants. Depuis 1987 l'Union des Églises évangéliques libres de France est confédérée avec la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France (48 rue de Lille à Paris) et l'Église baptiste du Tabernacle (163bis rue Belliard à Paris). Cette Confédération porte le nom de Confédération d'Églises évangéliques unies. Depuis 1996, l'Union des Églises évangéliques libres de France, est de nouveau membre de la fédération protestante de France. Notons enfin que l'Union des Églises évangéliques libres de France est reconnaissante d'être associée aux Églises évangéliques libres dans le monde par l'intermédiaire de la fédération internationale des Églises évangéliques libres PrincipesConformément à leur origine, les Églises de l'Union veulent être des Églises évangéliques, des Églises de professants, des Églises distinctes du monde. Églises évangéliques Nos Églises veulent confesser la saine doctrine, c'est-à-dire une doctrine soumise à l'autorité souveraine de l'Ecriture Sainte, s'efforçant de distinguer l'essentiel du secondaire. Elles ne prétendent pas être seules évangéliques, elles désirent l'être aussi. Églises de professants Nos Églises admettent comme membres ceux, et ceux-là seuls, qui professent personnellement la foi qu'elles-mêmes confessent. Cette discipline, vécue par des hommes faillibles n'ayant pas la prétention de sonder les coeurs pour constituer une Église de purs, est à nos yeux la conséquence nécessaire de cette évidence biblique : l'Église est constituée de ceux qui croient en Jésus-Christ. Distinctes du monde Cette précision qui, à l'origine, visait l'indépendance vis-à-vis de l'Etat, implique plus largement la volonté de se soumettre sans partage à Jésus-Christ. L'ambition de nos Églises est donc de manifester dans le monde la seigneurie du Christ sur son Église. Organisation Notre Union s'organise de telle sorte que l'unité ne devienne pas uniformité. Pour que nos diversités soient vécues comme une richesse, elles doivent se reconnaître et s'ordonner autour de l'essentiel que ces principes et la déclaration de foi expriment. Notre organisation semi-synodale, en donnant certains pouvoirs au synode et à ses commissions, entend affirmer que chaque Église ne crée pas sa vérité ; en laissant à chaque Église locale une large autonomie, elle souligne qu'en communion sur l'essentiel, la diversité des situations et des expériences est une bénédiction. En s'unissant, nos Églises ont conscience d'obéir à la volonté du Seigneur (Jn 17. 21), répondant ainsi à leur vocation qui est de contribuer à l'édification du corps de Christ, à la glorification de leur Seigneur et à l'extension de son règne. Déclaration de foiTélécharger (format PDF) Dieu, après avoir parlé au peuple d'Israël par ses prophètes, s'est révélé parfaitement en son Fils Jésus-Christ. La Bible est l'expression infaillible de cette révélation. Fondés sur cette Écriture sainte, en communion avec l'Église universelle et en particulier avec les Églises de la Réforme, nous déclarons notre foi en ces termes : Nous croyons en Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, un seul Dieu béni éternellement. Il a crée le ciel et la terre, les choses visibles et invisibles, il a fait l'homme à son image. L'homme s'est révolté contre son Dieu, encourant ainsi sa colère. Dès lors, captive du mensonge, incapable de servir son créateur, l'humanité est livrée à la perdition. Mais Dieu dans sa miséricorde, ne l'a pas abandonnée à la mort, il a envoyé son Fils dans le monde. Nous croyons en Jésus-Christ, né de la vierge Marie, vrai Dieu et vrai homme, médiateur d'une alliance nouvelle par laquelle la vérité et la vie sont offertes aux hommes. Il a donné sa vie en sacrifice, une fois pour toutes, sur la croix. Livré pour nos fautes, il est ressuscité pour notre justification. Il est les prémices de notre propre résurrection. Élevé à la droite du Père, il est l'unique voie du salut. Nous croyons en l'Esprit-Saint qui communique la vérité et la vie du Fils à ceux que le Père appelle dans sa miséricorde et sauve par grâce. Unis par l'Esprit au Christ ressuscité, nous devenons enfants de Dieu par la nouvelle naissance. Justifiés gratuitement par le moyen de la foi en Jésus-Christ, nous sommes en paix avec Dieu. L'Église est formée de tous ceux que le Christ a réconciliés avec Dieu. Habitée par l'Esprit, elle est le temple de Dieu édifié par le Christ. Elle est visible localement dans des communautés qui, nous le croyons, doivent rassembler ceux qui professent leur foi en Jésus Christ. Après avoir répondu personnellement à l'appel de Dieu, ils s'appliquent à le servir ensemble, conduits par l'Esprit du Christ, et soumis à sa Parole. L'amour de Dieu étant la source et le fondement de notre salut, nous voulons aimer nos frères et soeurs en Christ et proclamer l'Evangile sans lequel il n'y a pas de salut. Nous voulons aussi, aimer notre prochain en travaillant pour la paix et la justice, jusqu'à la venue de notre Seigneur Jésus-Christ. Car il reviendra pour juger toute créature et établir son règne. Nous attendons selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera. Telle est notre espérance. Esprit de l'UnionNotre logo Ce logo mérite qu'on en rappelle la signification car il exprime bien notre identité. C'est à la fois une croix ouverte et un carrefour, une façon de dire que c'est à la croix du Christ que nous nous rencontrons (cf. 1 Co 1.17-31) : nos Églises sont des Églises Évangéliques. L'ensemble du logo forme un cercle, image du rassemblement autour du Christ (cf. 1 Co 3.10-11) : nos Églises sont des Églises de professants. Les traits plus fins en arc de cercle donnent une impression dynamique de mouvement vers le centre (cf. Ph 3.12-16) : notre Union trouve sa cohésion en recherchant l'essentiel. La croix ouverte souligne notre volonté d'accueillir comme le Christ nous a accueillis (cf. Rm 15.5-7). La devise suivante, souvent reprise, nous convient bien : L'esprit de la construction L'édification de l'Union est semblable à la construction d'une tour moderne. Une tour de plusieurs dizaines d'étages se doit d'être solidement plantée. Le fondement n'est pas très large mais il est profond, ce sont des piliers enfoncés dans le sous-sol. C'est une image de notre enracinement en Christ. Après la mise en place des piliers de fondation, la construction commence par le centre et non par les murs extérieurs comme dans les constructions traditionnelles. Le centre, comme une véritable colonne vertébrale, comporte tout ce qui est vital (conduites d'eau, de gaz, d'air, d'électricité, etc.). Ensuite on attache à cette colonne centrale les étages qui montent petit à petit. Les murs extérieurs sont en général essentiellement faits de panneaux de verre. Le jour, la lumière pénètre ainsi largement ; la nuit, la tour peut briller sur la ville. Notons encore qu'à chaque étage les bureaux sont aménagés selon le goût de chacun puisqu'il n'y a pas de mur... Ce projet d'Église se retrouve sur le plan personnel dans notre désir de former des chrétiens " vertébrés ". Les vertébrés n'ont pas besoin de coquilles de protection comme les mollusques. De la même façon nous croyons que, nourris par la Parole de Dieu, les chrétiens ne doivent pas se mettre à l'abri (Mt 5.13-16). Force et cohésion venant de l'intérieur, leur identité sera positive et non réactive. Qui dit essentiel… dit secondaire Pourquoi parler d'essentiel et de secondaire ? Nous pouvons donner deux raisons principales. La première tient au fait que nous ne pouvons pas tout connaître, ni tout comprendre dans la Bible. Il faut nécessairement hiérarchiser, c'est à dire reconnaître que toutes les vérités n'ont pas la même importance, ni le même rôle. Reconnaître cela, c'est faire preuve de maturité, et suivre l'exemple de Jésus et des apôtres (cf. Mt 23.23 ; 2 Tm 4.1-5 ; Hé 5.11-14). Ce n'est pas honorer la vérité que de prétendre que toutes nos convictions sont essentielles. La deuxième raison concerne les relations fraternelles. Distinguer l'essentiel du secondaire, c'est se donner la possibilité de vivre sa foi avec les autres, dans une Église locale d'abord, dans une Union ensuite. C'est le sens et l'utilité de notre déclaration de foi. Si toutes les convictions de chacun étaient érigées en dogmes infaillibles, il n'y aurait pas d'Églises (cf. Lc 9.49-50 ; Rm 14, etc.). Parler d'essentiel ce n'est pas réduire la vérité, c'est refuser de l'aplatir. Fidélité et humilité Fidélité rime avec humilité. C'est par l'Église (locale et universelle) que nous irons à l'essentiel en étant corrigés, édifiés...etc... C'est ensemble, dans l'Église locale d'abord, dans l'Union ensuite, que nous pouvons rester fondés sur le Christ. Au-delà de l'Union, nous devons être également convaincus que nous ne sommes pas seuls. Nous ne sommes pas seuls fidèles, ni dans l'espace, ni dans le temps. Il est certain que Dieu ne s'est pas laissé sans témoins du 1er au 20e siècle et sur toute la surface de la terre. Le Christ nous donne des frères et soeurs, et des Églises soeurs. Ce sont eux qui nous garderont de l'égarement. L'égarement peut être la désobéissance, ce peut être aussi la fausse science, la spiritualité déséquilibrée, l'orgueil... |
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