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Noémi : le meilleur reste à venir

Et si finalement, les premiers et seconds rôles n’avaient que peu d’importance ? Cinquième étude biblique de notre série…




Une comédie romantique
Les exégètes n’ont pas parlé de « comédie romantique » en parlant du livre de Ruth, pourtant… Dans une comédie romantique l’histoire se termine bien, même si les personnages passent par toutes sortes de péripéties pour finalement s’aimer et vivre heureux. Ces personnages sont toujours les mêmes : une jeune et jolie héroïne, venant généralement d’un milieu modeste ; un beau garçon surgi de nulle part, riche souvent, un peu maladroit, ou alors déjà pris ; la maman, ou la bonne copine qui font tout pour réunir les deux jeunes gens ; et enfin, l’empêcheur de s’aimer en rond, un autre prétendant ou un parent… N’est-ce pas à quelques détails près l’intrigue de notre récit ?
Considérons immédiatement la fin de notre histoire : « Boaz prit Ruth et elle devint sa femme ; il alla avec elle. Le Seigneur donna à Ruth de concevoir, et elle mit au monde un fils. »
 
Noémi, l’histoire de notre vie
Happy End… Ruth est bien au centre de ce livre. Mais en 4:13-17, la lumière est mise sur Noémi et l’enfant. Pourquoi ? Noémi avait demandé en 1:21 qu’on l’appelle « Rama », amère Noémi. Le verset 17 nous montre l’aboutissement et le pourquoi de sa longue route, semée d’embûches : « Les voisines lui donnèrent un nom en disant : Un fils est né de Noémi ! »
Le début du livre nous montrait la détresse et le dénuement de Noémi, cette conclusion nous montre sa joie et son abondance.
Finalement, peu importent les personnages, ce livre nous invite à voir les petits signes que Dieu nous adresse, à espérer toujours en Lui, même quand les nuages semblent trop nombreux au-dessus de nos têtes.
Tout au long du livre de Ruth, c’est l’Éternel qui transforme les obstacles de Noémi, c’est lui qui est à l’œuvre et qui voit au-delà de ses amertumes. Quand elle a perdu son mari et ses fils, l’Éternel lui a donné Ruth. Quand elle ne voyait pas qui pourrait être leur rédempteur et prendre soin d’elle, Dieu a donné Boaz. Quand Ruth, qui n’avait pas eu d’enfant jusque là épouse Boaz, Dieu donne un fils. Notre vie, comme celle de chaque enfant de Dieu, n’est pas une ligne droite, mais Dieu sait où il veut nous mener.
 
Une consolation pour tous !
Les arrières plans des films, des photos contiennent souvent des perles, des messages ou des visages parfois bien plus importants que ceux figurant au premier plan. Notre auteur regarde au-delà du premier plan.
En 4:17, cette petite comédie romantique ouvre tout d’un coup un incroyable rayon d’espérance : ce qui vient de se jouer dans la vie de ces femmes est bien plus important que ce que nous aurions pu penser !
Quand nous suivons le Seigneur, notre vie vaut et signifie bien plus que ce que nous croyons. Pour nous chrétiens, je crois qu’il y a toujours une connexion entre le quotidien de notre vie et l’œuvre de Dieu pour ce monde. 
Les choses ordinaires – comme aider une vieille femme, une veuve, glaner dans un champ, tomber amoureux, avoir un enfant – sont reliés au plan éternel de Dieu. Il y a un espoir pour nous au-delà de la grand-mère heureuse et au-delà du bébé de cette histoire… L’histoire de Ruth pointe vers David, David pointe vers Jésus, et Jésus pointe directement vers ce qui est le cœur de notre foi : la résurrection ! (Rm 8:23) quand la mort ne sera plus et qu’il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses auront disparu. (Ap 21:4)
Acceptons de n’être que des seconds rôles dans notre vie, laissant le Seigneur guider nos pas.
Le meilleur reste à venir… c’est la vérité inébranlable qui anime la vie des croyants.

Jérémie Chamard,
pasteur de l’EEL de Bouffémont