| Les musulmans sont-ils nos frères ? |
| 08-01-2010 | |
Au premier abord, la réponse à cette question est non ! Pas plus pour les musulmans que les juifs d’ailleurs. Non, parce que les deux ne partagent pas l’espérance qui est en nous, non parce que les deux rejettent avec force ce qui représente le coeur du message de l’Évangile, à savoir la Trinité, la mort et la résurrection du Christ. Non car les deux rejettent encore le salut offert sur la croix pour toute l’humanité. Jésus affirme : « quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère… » (Mt 12:50). Il définit ainsi la volonté du Père : « Quiconque voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle… » (Jn 6:40). Pour ces raisons, l’on pourrait dire que ni les musulmans ni les juifs ne sont nos frères.
Cependant, la deuxième considération que nous pouvons avoir et qui reste aussi bien biblique que la première, est celle de la fraternité humaine. Attention à ne pas faire l’erreur que l’on reproche parfois à d’autres, à savoir de s’attacher à la lettre et non à l’esprit. Car si l’on s’en tient à la définition du dictionnaire, si un frère est certes « celui qui est né du même père et de la même mère », ce terme s’applique aussi à « ceux qui sont unis par d’étroits rapports de solidarité ». Et à ce titre, chaque être
humain est mon frère, chacun est mon prochain !
Souvenons-nous que nous sommes tous créés à l’image de Dieu et qu’ainsi, nous devenons des frères dans l’humanité. Des frères aussi, car les musulmans font partie des trois religions monothéistes et abrahamiques. Jésus met encore l’accent sur un autre concept de la fraternité en Mt 25:35-40, lorsqu’il parle du jugement des nations. Il identifie comme frères les étrangers, les malades, les prisonniers et ajoute : « À chaque fois que vous avez fait cela à l’un des ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». N’y a t-il pas là une invitation pour nous à « élargir l’espace de notre tente ? »
Au-delà de l’appellation que nous voulons ou pas accorder à notre prochain musulman, il est indiscutable que le message de l’Évangile nous invite à aimer tous les hommes, y compris les musulmans ! Alors, la vraie question qu’il est urgent de se poser serait plutôt : « Faut-il aimer les musulmans ? » Et la réponse est sans appel : Oui ! Attachons-nous donc simplement à l’essentiel et regardons le musulman au travers du regard de Jésus. |
Au premier abord, la réponse à cette question est non ! Pas plus pour les musulmans que les juifs d’ailleurs. Non, parce que les deux ne partagent pas l’espérance qui est en nous, non parce que les deux rejettent avec force ce qui représente le coeur du message de l’Évangile, à savoir la Trinité, la mort et la résurrection du Christ. Non car les deux rejettent encore le salut offert sur la croix pour toute l’humanité. Jésus affirme : « quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère… » (Mt 12:50). Il définit ainsi la volonté du Père : « Quiconque voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle… » (Jn 6:40). Pour ces raisons, l’on pourrait dire que ni les musulmans ni les juifs ne sont nos frères.
Cependant, la deuxième considération que nous pouvons avoir et qui reste aussi bien biblique que la première, est celle de la fraternité humaine. Attention à ne pas faire l’erreur que l’on reproche parfois à d’autres, à savoir de s’attacher à la lettre et non à l’esprit. Car si l’on s’en tient à la définition du dictionnaire, si un frère est certes « celui qui est né du même père et de la même mère », ce terme s’applique aussi à « ceux qui sont unis par d’étroits rapports de solidarité ». Et à ce titre, chaque être