L’accès à Facebook est-il dangereux ?
Informations, photos publiques par défaut, géolocalisation… Facebook est toujours suspect en matière de respect de la vie privé de ses utilisateurs… mais l’interface n’est que le moyen pour son fondateur de poursuivre son idéal « philosophique et social » : « Le concept de transparence totale et d’ouverture est notre but, l’idéal vers lequel nous voulons tendre avec Facebook. Pour ce faire, nous encourageons chacun à partager et à être connecté, la combinaison de ces deux choses mène vers un monde plus ouvert. » (1)
L’idée est de permettre à tous d’avoir accès à une information de première main. Pour son fondateur cette transparence doit affecter profondément les bases de nos sociétés : les médias, l’économie, la relation que le peuple a avec ceux qui le gouvernent et la manière dont ces derniers vont gouverner…
Idéal louable mais… en cours de route, Facebook a dévié de son projet initial : « Finalement, au cours du développement, nous avons en réalité changé un peu le but de Facebook… »Photos personnelles utilisables par les développeurs pour des publicités, les applications, les jeux ; reventes d’information personnelles pour permettre une publicité ciblée… Il est là le cœur du problème : une fois sur Facebook, je ne suis finalement plus vraiment maître et propriétaire de mes informations, peut être pas vis-à-vis des autres internautes, mais du système lui-même…
Minime pour vous et moi à l’heure actuelle, le problème de la « dangerosité » se posera de manière bien plus aiguë quand un réseau social aura pris une importance telle que les actes les plus courants (et les autres, plus importants : voter par exemple) passeront par une telle interface…
Jérémie Chamard, pasteur de l’EEL de Bouffémont
(1) Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook dans le magazine américain « Wired » (Avril 2010)