Pourquoi ne prie-t-on pas les morts ?
Pour répondre à cette question qui, pour ceux qui connaissent la douleur du deuil, n’a rien de théorique, il convient de réfléchir à la question inverse : pourquoi certains prient-ils pour les morts ?La prière pour les morts trouve son origine dans la conception moyenâgeuse de ce qui se passe après la mort. Certains, ayant vécu dans une sainteté exceptionnelle, iraient directement “au ciel”. D’autres, les incrédules ou ceux qui auraient commis un “péché mortel”, iraient en enfer. Mais la majorité des gens n’iraient ni au ciel ni en enfer, ils se trouveraient au purgatoire. La doctrine médiévale explique que, à leur mort, la plupart des chrétiens sont entachés de péché ; ils ont donc encore besoin d’un temps de purification et même de châtiment ! Des prières en leur faveur sont censées les soutenir et raccourcir ce temps de souffrance.
Les réformateurs ont réfuté radicalement l’existence du purgatoire pour deux raisons : d’abord ils n’en ont trouvé aucune trace dans l’enseignement biblique et, ensuite, cette étape intermédiaire porte atteinte à l’œuvre parfaite accomplie par Jésus.
Alors pourquoi ne prie-t-on pas pour les morts ? Parce que, tragiquement, c’est trop tard pour les uns tandis que, pour les autres, ce n’est plus nécessaire ! Ils sont déjà, comme le brigand de Luc 23.43, dans le paradis auprès de Jésus. Dans ce lieu de repos ils attendent, comme nous, le jour où la trompette sonnera annonçant la résurrection et l’inauguration de la nouvelle création… l’espérance finale de tout chrétien.
Les réformateurs ont réfuté radicalement l’existence du purgatoire pour deux raisons : d’abord ils n’en ont trouvé aucune trace dans l’enseignement biblique et, ensuite, cette étape intermédiaire porte atteinte à l’œuvre parfaite accomplie par Jésus.
Alors pourquoi ne prie-t-on pas pour les morts ? Parce que, tragiquement, c’est trop tard pour les uns tandis que, pour les autres, ce n’est plus nécessaire ! Ils sont déjà, comme le brigand de Luc 23.43, dans le paradis auprès de Jésus. Dans ce lieu de repos ils attendent, comme nous, le jour où la trompette sonnera annonçant la résurrection et l’inauguration de la nouvelle création… l’espérance finale de tout chrétien.
Par Clive Charlton,
pasteur de l’EEL de Castelnaudary (Aude)
pasteur de l’EEL de Castelnaudary (Aude)