Faut-il un groupe de louange pour être une église évangélique ?
Non ! Les groupes de louange sont dans l’esprit du temps. Les Québécois ont détourné le mot de “louangeur” pour les désigner. Les réactions sont nombreuses : les anciens disent assister à un karaoké, les conseils dénoncent l’influence anglo-saxonne et les pasteurs regrettent la pauvreté théologique des paroles.Tous les ingrédients qui ont accompagné l’évolution de la vie cultuelle de l’Église et en particulier des cantiques sont réunis. Un liturge écrivait en 1954 : « Le 19e siècle se signale par une corruption désastreuse du sens de la musique sacrée : le sentimentalisme mièvre des mélodies anglo-saxonnes du Réveil a envahi nos sanctuaires. » (Richard Pâquier, Traité de Liturgique. Neuchâtel : Delachaux et Niestlé, 1954, p.132.)
Notre chant d’Église est enfant de la Réforme. Le choral luthérien ? Une révolution en son temps ! L’orgue ? Pendant des siècles l’instrument par excellence dominant l’assemblée ! Nos Églises sont aujourd’hui constituées de gens ayant un bagage musical considérablement modifié. Comment intégrer cette réalité ? Y réfléchir ensemble plutôt que d’imposer une tradition ou une mode permet de faire sa“réforme” cultuelle. Le culte doit rester oeuvre commune (sens du mot liturgie). Ce n’est ni une “messe” dite par le pasteur ni un concert donné par un leader. Vinet écrivait que « L’adoration est un état de l’âme que le chant seul peut exprimer. » (Alexandre Vinet, Théologie pastorale. Paris : Fischbacher, 1889, p.192.) Paul nous dit : « Instruisez-vous et avertissez-vous en toute sagesse, par des cantiques, des hymnes, des chants spirituels ; dans la grâce, chantez à Dieu de tout votre coeur » (Col 3.16). Reste à mettre tout cela en musique…
Notre chant d’Église est enfant de la Réforme. Le choral luthérien ? Une révolution en son temps ! L’orgue ? Pendant des siècles l’instrument par excellence dominant l’assemblée ! Nos Églises sont aujourd’hui constituées de gens ayant un bagage musical considérablement modifié. Comment intégrer cette réalité ? Y réfléchir ensemble plutôt que d’imposer une tradition ou une mode permet de faire sa“réforme” cultuelle. Le culte doit rester oeuvre commune (sens du mot liturgie). Ce n’est ni une “messe” dite par le pasteur ni un concert donné par un leader. Vinet écrivait que « L’adoration est un état de l’âme que le chant seul peut exprimer. » (Alexandre Vinet, Théologie pastorale. Paris : Fischbacher, 1889, p.192.) Paul nous dit : « Instruisez-vous et avertissez-vous en toute sagesse, par des cantiques, des hymnes, des chants spirituels ; dans la grâce, chantez à Dieu de tout votre coeur » (Col 3.16). Reste à mettre tout cela en musique…
Philippe De Pol