Que penser des évangiles apocryphes ?
« Apocryphe » veut dire « caché, secret ». Il semble que ce terme ait d’abord été employé en bonne part par les gnostiques, les partisans de cette hérésie qui faisait de l’initiation à une connaissance, en grec gnôsis, réservée à des initiés, la condition du salut. Puis il a été employé péjorativement par les Pères de l’Église pour désigner des livres dont l’attribution à un apôtre et le contenu doctrinal étaient douteux et qui devaient donc être écartés de la liste des livres reçus par les Églises, le « canon », et de la lecture publique dans celles-ci.Parmi les évangiles apocryphes, on peut distinguer en gros deux catégories : 1) ceux qui comblent les blancs laissés dans l’histoire de Jésus par les évangiles canoniques et répondent à un besoin populaire de merveilleux, ce sont les évangiles dits « de l’enfance » 2) ceux qui se réclament du patronage d’un personnage biblique pour justifier une hérésie : c’est le cas du fameux « évangile de Judas » qui, bien sûr, n’est pas de Judas mais d’un auteur gnostique inconnu du IIe siècle qui s’oppose violemment au christianisme .
L’écart entre les évangiles canoniques et les « évangiles de l’enfance » saute aux yeux : dans ces derniers on voit Jésus changer en béliers des enfants qui le taquinent, dessécher la main d’un maître d’école qui allait le frapper et même faire tomber raide mort un petit camarade qui lui avait déplu ! Quant aux autres, leur ésotérisme et leur rejet de l’incarnation de Jésus, Dieu fait chair, les éloignent considérablement du message de Jésus.
Ces évangiles apocryphes ont un intérêt pour comprendre l’histoire du christianisme et l’iconographie chrétienne du Moyen-Age qui s’en est beaucoup inspiré (le bœuf et l’âne, les « rois » mages et l’assomption de Marie viennent de là) mais leur intérêt pour la foi est nul !
L’apôtre Pierre opposait déjà les « fables habilement conçues » au témoignage véridique des apôtres qui, eux, sont les témoins oculaires de Jésus : « nous avons vu sa majesté de nos propres yeux » 2 Pi 1.16 Semeur. Aux imitations grossières, aux produits douteux, préférons l’original !
L’écart entre les évangiles canoniques et les « évangiles de l’enfance » saute aux yeux : dans ces derniers on voit Jésus changer en béliers des enfants qui le taquinent, dessécher la main d’un maître d’école qui allait le frapper et même faire tomber raide mort un petit camarade qui lui avait déplu ! Quant aux autres, leur ésotérisme et leur rejet de l’incarnation de Jésus, Dieu fait chair, les éloignent considérablement du message de Jésus.
Ces évangiles apocryphes ont un intérêt pour comprendre l’histoire du christianisme et l’iconographie chrétienne du Moyen-Age qui s’en est beaucoup inspiré (le bœuf et l’âne, les « rois » mages et l’assomption de Marie viennent de là) mais leur intérêt pour la foi est nul !
L’apôtre Pierre opposait déjà les « fables habilement conçues » au témoignage véridique des apôtres qui, eux, sont les témoins oculaires de Jésus : « nous avons vu sa majesté de nos propres yeux » 2 Pi 1.16 Semeur. Aux imitations grossières, aux produits douteux, préférons l’original !
Luc Olekhnovitch