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Accueil Début de réponse Y a-t-il une part de vérité dans les autres religions ?

Au niveau le plus général, si les religions sont l’expression d’un besoin humain fondamental de transcendance et de divinité, si elles expriment un besoin de communauté et d’appartenance, alors on peut leur reconnaître, sur ce plan-là, vérité et authenticité. Mais qu’en est-il du niveau plus précis de la « doctrine » ? Malgré les différences qui existent entre les convictions religieuses, différences qui sont parfois des gouffres, on peut dire que les religions qui reconnaissent l’existence d’un Dieu unique et transcendant (le judaïsme, bien sûr, qui a beaucoup en commun avec le christianisme ; l’islam ; l’hindouisme, dans une certaine mesure, dont les multiples divinités peuvent être interprétées comme des manifestations d’un seul Dieu) sont dans le vrai. Si elles attribuent à ce Dieu l’univers existant et tout ce qui soutient la vie, elles ont raison (idem). Lorsqu’elles posent un diagnostic correct sur la condition humaine – faiblesse, faillibilité, souffrance, manque – elles ont raison (le bouddhisme, dans une certaine mesure). Dans la promotion de certaines valeurs aussi, les religions peuvent se trouver dans le vrai (voir par exemple les valeurs d’honnêteté et de charité du bouddhisme ; le « devoir » de l’hindouisme).

Néanmoins, ces exemples d’éléments de vérité ne permettent pas d’écarter la question cruciale des vérités qui proviennent spécifiquement de la révélation biblique : Croire en Dieu, certes, mais quelle est la nature de ce Dieu (voir en particulier sa grâce) ? Poser un diagnostic juste sur la condition humaine, d’accord, mais quel traitement y apporte-t-on (question de la voie du salut) ? L’identité de Jésus-Christ, bien sûr, est ici en cause, de même que le statut des Écritures. Sur toutes ces questions-là, ce que la Bible présente comme vérité révélée suit une voie tout à fait différente de celle des religions du monde.

Christophe Paya