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Accueil Début de réponse Les prophètes ont-ils quitté le pays ?

Les prophètes ont marqué les livres du premier testament. Ce sont les écrivains inspirés de la Parole de Dieu (2 P 1.20-21). A la clôture du nombre de textes reçus, les interprètes de ces Ecrits saints prendront le relais (Esd 7.10 ; Né 8). Avec la nouvelle alliance d’autres prophètes apparaissent. Ils accompagnent, cette fois, les apôtres qui mettent par écrit la Parole de Dieu. Ce duo constitue le fondement de l’Eglise naissante (Ep 2.20). Quand l’Eglise aura à sa disposition toute la Révélation de Dieu (nouvelle clôture du canon), les ministères d’apôtre et de prophète s’effaceront naturellement au profit de ceux – qui leur correspondent respectivement – d’évangéliste et de pasteur-docteur plus aptes à édifier sur la fondation posée une fois pour toute (He 1.1-2).

La problématique liée au ministère de prophète devrait s’arrêter ici si elle ne resurgissait avec la question du don de prophétie (Rm 12.6 ; 1 Co 12.10 ; 14). Pierre, citant Joël 2.28, annonce que : « vos fils et vos filles deviendront prophètes ». Il n’en fallait pas plus pour qu’une nouvelle race de prophètes naisse. De fait, ce sont des « spécialistes » du don de prophétie, mêlé de paroles de connaissance. Ils vont jalonner l’histoire de l’Eglise : Montanus, Joachim de Flore, Savonarole, Thomas Müntzer, Elie Marion, William Miller et de nos jours Paul Cain.

En qualifiant ces personnes de prophètes la confusion s’installe, à l’instar des Eglises qui rétablissent le ministère d’apôtre. C’est la prédication du ministère pastoral à une assemblée qui remplit la fonction prophétique de proclamation de la Parole de Dieu, celle-ci étant restreinte à un lieu et à un temps donnés. Malheureusement certains préfèrent entendre des prédictions plutôt que des prédications. Elles leur paraissent plus inspirées. Ils nous semblent mal inspirés.

Philippe De Pol