Converti - sauvé
Faut-il être « converti » pour être « sauvé » ? En voilà une question ! Vous voulez un début de réponse ? Mais votre question n’est qu’un début de question ! Il me faudrait d’abord savoir ce que vous mettez sous le mot « converti », et aussi savoir ce que veut dire « sauvé ».
Etre « converti », au sens du N.T., c’est tout simplement s’être « tourné vers »…le Dieu de Jésus-Christ. Le verset « paradigmatique » est 1 Th 1.9 ; les Thessaloniciens sont un modèle (v. 7), on raconte comment ils se sont « convertis vers Dieu depuis les idoles ». Il y a un seul verbe pour ce double mouvement. Il s’agit donc de tourner le dos à tout ce qui prend la place du vrai Dieu, pour se tourner, dans un même mouvement de demi-tour, vers le Dieu de Jésus-Christ.
Mais le terme converti est aussi utilisé dans un sens sociologique-existentiel : quand quelqu’un dit « je suis un converti », cela veut dire qu’il vient d’un arrière-plan non chrétien, ou qu’il est passé du « paganisme » à la foi. C’est une expérience magnifique, mais ce n’est pas forcément l’expérience d’un enfant qui a grandi dans la foi, et l’a un jour confessée, par le baptême ou par une profession de foi.
Conversion ou accueil de la Parole ? En 1 Th 1 et 2, il y a un thème plus fréquent que la conversion pour parler de la foi naissante, c’est l’expression « recevoir la parole » (1.6 ; 2.13). La question qu’il aurait peut-être fallu poser est donc : « est-ce que vous avez reçu la parole quand vous l’avez entendue ? ».
Joël Richerd